L’inquisition est de retour
Ce réquisitoire en hérésie montre que, 7 siècles plus tard, de nouveaux Torquemada ont fait leur apparition dans les tribunaux. Ils condamnent au bûcher toute pensée « non conforme ».
Alors que ce dossier, étudié sereinement, avait fait l’objet d’un réquisitoire définitif de non-lieu d’un précédent procureur en 2006, et qu’aucun élément nouveau n’est intervenu depuis, le Parquet aujourd’hui tente de détruire une école de pensée qui existe en France depuis 50 ans et qui ne cesse de se développer.
Nous dénonçons depuis le début de ce procès un climat de discrimination soigneusement entretenu par des groupes de pression anti-religieux bien connus tels que l’UNADFI et la MIVILUDES. Sous l’impulsion de ces lobbies, depuis des années, on tente de formater les magistrats lors de séminaires donnés à l’Ecole supérieure de la magistrature sur la façon de traiter les minorités de conviction en France
Nous venons d’ exposer cette situation dans la dernière édition de notre journal Ethique & Liberté où nous dénonçons « ces groupes de pression qui créent l’hystérie » et réclamons une enquête sur le financement de l’UNADFI (subventionnée à 96%).
Version électronique disponible sur www.ethique-liberte.org
Le parquet a cédé à la pression d’une campagne bien orchestrée par ces groupes de pression alors que l’on remarque une inquiétude croissante de la communauté internationale concernant l’état de la discrimination religieuse en France :
* Le mois dernier, une délégation de l’OSCE a rendu visite à la MIVILUDES pour vérifier qu’elle ne mettait pas en danger les droits de l’homme et la liberté de religion.
* Il y a 3 semaines, six représentants américains ont soulevé le problème de la « liste noire » des religions proposée par Georges Fenech, de la MIVILUDES, auprès de l’Ambassadeur de France aux USA, Son Excellence Pierre Vimont.
* En mars 2006, le Rapporteur spécial de l’ONU pour la liberté religieuse a rendu un rapport concluant que la politique suivie et les mesures adoptées par les autorités françaises avaient provoqué des situations où le droit à la liberté de religion ou de conviction des membres de ces groupes a été indûment restreint.
* The Institute on Religious and Public Policy a publié en 2008 un rapport sur la liberté religieuse en France, mettant en lumière le fait que la MIVILUDES a contribué à la stigmatisation de certains groupes religieux et demandant sa réorganisation afin d’assurer sa neutralité et son objectivité et le respect de la liberté de conviction.
* Le rapport 2008 sur la liberté de religion du département d’Etat américain a exprimé de sérieuses inquiétudes à propos du traitement des groupes religieux minoritaires en France.
