Alerte: l’Eglise de Scientologie s’inquiète d’une régression des droits des patients hospitalisés en psychiatrie et d’un grave danger pour les libertés si la réforme de la loi sur les hospitalisations psychiatriques est adoptée
Madame la Ministre de la santé a annoncé une réforme très inquiétante de la loi de 1990 sur les internements en psychiatrie. Alors que la France est déjà un pays où le nombre d’hospitalisations sous contrainte est particulièrement élevé, de l’ordre de 3 à 4 fois plus que dans des pays comme l’Italie ou l’Angleterre, ce nouveau projet de loi va rendre encore plus facile l’internement d’une personne en psychiatrie.
En effet, alors que deux certificats médicaux étaient jusqu’à présent nécessaires pour procéder à une hospitalisation, la nouvelle réforme supprime le deuxième certificat médical. Cela signifie qu’un médecin seul peut faire enfermer une personne en psychiatrie. C’est une très lourde responsabilité qui malheureusement n’est contrebalancée par aucun contrôle effectif ni aucune sanction vraiment applicable en cas d’abus.
Le psychiatre aura également la possibilité de refuser la sortie d’hospitalisation lorsque celle-ci est demandée par la famille. Les familles perdent donc le contrôle qu’elles pouvaient avoir sur le parcours de leurs proches en psychiatrie, et tout citoyen devient potentiellement menacé par un internement abusif. La Commission des citoyens pour les droits de l’homme, une association créée en 1969 par l’Église de Scientologie et le psychiatre Thomas Szasz, se bat contre cette réforme inacceptable.
L’association a réalisé un rapport sur la situation des internements en France qui montre clairement, données officielles à l’appui, que les contrôles censés être réalisés par les commissions départementales des hospitalisations psychiatriques, les préfets, les procureurs de la République et les présidents des tribunaux de grande instance, sont rarement effectués.
Une grande manifestation sera organisée à Paris en mai pour dénoncer ce projet de loi qui risque de détruire le peu de protection des citoyens face au pouvoir psychiatrique et de mettre ainsi en danger les libertés de chacun d’entre-nous.

