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Une grande ignorance de la Scientologie

Voici un extrait d’un reportage diffusé par ARTE au mois d’avril 2008.

Pour en savoir plus sur les cérémonies de Scientologie

Savoir raison garder…

daniele-blog.jpgDeux discours du Président de la République, celui de Latran puis celui de Ryad, ont soulevé bien des polémiques et bien du tumulte. L’actualité a rapidement glissé vers d’autres sujets, mais le feu se rallumera, cela ne fait aucun doute, à la première étincelle.

Quel est donc ce sujet si explosif ? La religion, tout simplement, sa place dans notre société. Dès que le terme de laïcité est prononcé, ou que la loi de 1905 est évoquée, il semble que de vieux conflits, de vieilles passions se réveillent.

J’ai eu la curiosité de lire en détail la loi de 1905. Certes, les nombreuses référence à la loi du 18 germinal an X lui confèrent un parfum d’archaïsme. De même, le paysage religieux qui est traité dans cette loi est clairement d’un autre âge. Mais ce qui me paraît fascinant, c’est le bruit et la fureur autour de la question. Je ne sais pas s’il est important ou même utile de rajeunir la loi de 1905, mais je ne vois pas non plus en quoi cela serait choquant.

Pour tout dire, si la laïcité signifie une véritable neutralité de l’Etat, et par conséquent si l’appareil législatif et réglementaire ne menace pas les convictions philosophiques, religieuses ou spirituelles de chacun, les choses me vont bien en l’état. Et c’est là tout mon étonnement : pourquoi tant d’émotion ?

Il me semble que l’explication réside dans les racines historiques de la loi de 1905, qui fut l’aboutissement d’une longue et difficile évolution.

Premier acte, les philosophes des Lumières. En langage moderne, on les qualifierait d’écrivains engagés. Ils avaient en commun de promouvoir la Raison : pour eux, les guerres –de territoire ou de religion – provenaient des passions, tandis que la raison était le seul guide légitime des individus et des sociétés. Ils avaient aussi en commun de lutter contre les pouvoirs qu’ils jugeaient opprimants de l’Eglise et de la Monarchie.

Deuxième acte, la révolution française avec les idéaux républicains et la déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Troisième acte, à la fin du XIX° siècle et au début du XX°, un anticléricalisme farouche emportait la société française dans une forte tempête politique, au nom d’une Raison qui se revendiquait des philosophes des Lumières, mais qui en avait perdu la flamme profondément humaniste et la grandeur d’esprit. Ironie de l’histoire, cette sombre querelle était plus proche des guerres de religion que les philosophes des Lumières avaient tant condamnées.

La loi de 1905 fut le compromis politique permettant de mettre fin à cette pièce qui avait mal tourné ; Elle n’a pas changé la nature humaine, mais elle a créé un cadre permettant de calmer les passions.

Nous sommes en 2008. Les sociétés ont profondément changé. Le paysage religieux aussi. Les droits de l’homme sont une notion plus réelle, plus tangible, et plus partagée à l’échelle mondiale. Les idéaux des philosophes du XVIII° siècle ont fait un chemin considérable. Ne pourrait-on en conserver l’essentiel, à savoir la vigilance face aux passions et le recours à la Raison ?

Un pro et un antisectes s’affrontent

 

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La Miviludes reproche à l’Église de scientologie d’exercer une activité de lobbying en prenant comme exemple l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopérat.ion en Europe). Qu’en dites-vous ?

Danièle Gounord. C’est scandaleux ! C’est une atteinte à la liberté d’expression. C’est une tribune que nous pouvons utiliser quelques minutes deux fois par an pour défendre notre point de vue et répondre aux attaques comme celles de la Miviludes.

Jacques Miquel. Il n’y a pas que la Scientologie qui a infiltré l’OSCE, grâce à des ONG faux-nez avec lesquelles elle manipule cet organisme. Les sectes utilisent aussi le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme.

L’action et l’existence de la Miviludes ont été critiquées par la ministre de l’Intérieur et une conseillère de l’Élysée. Qu’en pensez-vous?

D. G. La Miviludes ne respecte pas son devoir de neutralité. Elle a évincé les universitaires qui en étaient membres et qui ne se sentaient pas libres. Nous avons demandé la création d’une instance de médiation, d’un observatoire qui serve d’interface.

J. M. La Miviludes fait un excellent travail. Dans le rapport remis hier, elle met en avant l’augmentation des dérives sectaires dans les domaines de la santé, de la formation professionnelle, des enfants. C’est son caractère interministériel qui lui permet de soulever des affaires qui n’ont rien à voir avec le religieux. Le supprimer serait tuer l’institution.

Justement, quel est, selon vous, son avenir ?

D. G. Nous n’avons pas changé d’avis. Nous souhaitons sa disparition sous sa forme actuelle. Nous ne demandons pas, en revanche, de révision de la loi de 1905. Simplement, nous souhaitons pouvoir pratiquer notre spiritualité en paix.

J. M. Le gouvernement maintient la Miviludes. Mais je constate que depuis les déclarations de Mme Alliot-Marie, les préfets ne nous invitent plus aux réunions des cellules de vigilance. C’est une régression.

Intervention du 21 février dans l’émission C à dire

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Rectificatif

daniele-blog.jpgDans un article du Monde du 1er avril intitulé “L’Eglise de Scientologie se prépare à affronter soupçons et enquêtes” il est indiqué que “Les Codes de la Scientologie ne permettent pas l’administration de neuroleptiques à haute dose”.
En réalité, il n’existe aucun code ou texte de notre Eglise interdisant l’utilisation de médicaments quels qu’ils soient. Ce que les scientologues dénoncent, ce sont les abus psychiatriques.

D’autre part l’article indique également que selon mes dires :”la politique du gouvernement est de rechercher des affaires pénales….” En fait, il s’agit de la Miviludes. Monsieur Jean-Michel Roulet avait en effet déclaré lors de sa nomination à la tête de la Miviludes :”S’il pouvait y avoir 2 ou 3 procès marquants pendant que je suis à ce poste, je ne serais pas mécontent”.

Pour finir lorsque l’article me fait dire “si cette commission (parlementaire) aboutissait… cela provoquerait des réactions violentes et une solidarité internationale….” Je n’ai pas parlé de “réactions violentes” mais il est certain que dans une telle situtation, la communauté internationale des scientologues se mobiliserait pour défendre sa religion.

L’Eglise de Scientologie lance son site Video sur Scientologie.fr

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Le site vidéo de Scientologie est lancé aujourd’hui afin de donner une vue d’ensemble des croyances fondamentales et des pratiques de la religion de Scientologie, ainsi que des informations sur les nombreux programmes humanitaires soutenus par l’Eglise.

L’Eglise de Scientologie a lancé un nouveau site vidéo sur son site web officiel (www.scientologie.fr). Le site vidéo de Scientologie donne une vue d’ensemble des croyances fondamentales et des pratiques de la religion tout en répondant à la question « Qu’est-ce que la Scientologie ? », et fournit des informations sur les nombreux programmes humanitaires parrainés par l’Eglise - des programmes consacrés à la drogue, à l’illettrisme, à la défense des droits de l’homme et aux secours sur les lieux de catastrophes.

Le site vidéo présente 82 vidéos, soit environ 3 heures de diffusion. Ces vidéos avaient déjà été mises à la disposition du grand public lors des expositions internationales organisées par l’Eglise.

En mettant en ligne le site vidéo de Scientologie sur son site internet, l’Eglise se donne les moyens de diffuser des informations beaucoup plus larges et plus détaillées à ceux qui se posent des questions sur cette religion. Les visiteurs du site vidéo de Scientologie qui se posent simplement la question : « La Scientologie, qu’est-ce que c’est ? » peuvent demander une brochure gratuite intitulée « Une description de la religion de Scientologie », ou recevoir d’autres livres de base de Scientologie ou de Dianétique.

Les scientologues sont plusieurs millions et viennent de tous les horizons : les vidéos en ligne présentent des paroissiens scientologues qui expliquent eux-mêmes pourquoi la Scientologie est la religion qu’ils ont choisie.

L’Eglise de Scientologie a toujours considéré Internet comme un moyen de communication pour diffuser des informations authentiques concernant sa religion, et s’est concentrée sur l’utilisation d’Internet pour faire connaître son message et sa mission dans le monde. Depuis 1996, les sites de l’Eglise mettent à la disposition du public des centaines de milliers de pages de documents et d’images concernant la religion de Scientologie. Ces sites sont disponibles dans la plupart des langues principales et sont visités par des dizaines de millions de gens chaque année.

L’Eglise croit fermement que la compréhension passe par la connaissance et l’information.

C’est dans cet esprit que l’Eglise met en ligne ce site vidéo pour répondre à la question la plus souvent posée : Qu’est-ce que la Scientologie ?

L’Eglise de Scientologie invite tous ceux qui souhaitent avoir des informations sur la religion de Scientologie à visiter le site vidéo www.scientologie.fr.

Pour plus d’information, contacter :

Danièle Gounord, Porte-parole

La loi 1905 n’autorise pas la République à établir une distinction entre les Eglises établies et les sectes.

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Il y a eu récemment nombre de polémiques sur la loi de 1905. En fait, personne ne semble la connaître réellement et particulièrement comment un mouvement devient religion. Je viens de retrouver les propos du professeur Jacques Robert, Président honoraire de l’Université Panthéon Assas (Paris II), ancien membre du Conseil Constitutionnel, répondant à une question lors du colloque « les Nouvelles Formes du Sentiment Religieux : un défi pour la laïcité moderne ? » qui s’est tenu le 29 janvier 2003 à la Maison du Barreau.

« Avant la loi de 1905, qui prônait la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le ministère de l’Intérieur s’appelait le ministère de l’intérieur et des Cultes, ce qui est tout à fait normal. Lorsqu’il y a eu séparation, elle a été institutionnelle, c’est-à-dire qu’il n’y a plus eu de rapports institutionnels entre l’Etat et les religions considérées comme des institutions. Mais vous ne pouvez pas empêcher que l’Etat s’intéresse au fait religieux. Il ne pénètre pas dans l’organisation des religions ni des Eglises mais il est obligé de tenir compte du fait religieux. Alors comme il y a séparation, le ministère de l’Intérieur ne s’appelle plus nécessairement ministère de l’Intérieur et des Cultes mais à l’intérieur du ministère de l’Intérieur il y a une direction qui a pris un peu la place de ce qui était le ministère des Cultes avant la loi de séparation pour, non pas pénétrer dans le domaine des Eglises, mais pour appréhender le fait religieux. Alors, il y a un directeur des cultes. Certains d’entre vous ont fait allusion à François Béjean, qui a été pendant très longtemps directeur des cultes. C’était un conseiller d’Etat, chargé au sein du ministère de l’Intérieur de suivre, non pas institutionnellement des religions mais de prendre acte des problèmes juridiques que posait l’existence des religions en France. Alors, lorsqu’un nouveau mouvement voulait avoir le statut d’association cultuelle, on demandait au directeur des cultes ce qu’il en pensait et c’était une décision du Conseil d’Etat, - c’est une juridiction importante en France - ; C’est le Conseil d’Etat qui décide que telle ou telle organisation a ou n’a pas le statut d’association cultuelle. Ce n’est pas un monsieur derrière son bureau qui vient dire : « Vous, vous êtes une religion, vous, vous êtes une secte ». »

Toujours selon le Pr. Jacques Robert, cette loi n’autorise pas la République à établir une distinction entre les Eglises établies et les sectes. Au contraire, elle ouvre la voie au pluralisme religieux puisqu’il ne peut plus exister de religions officielles ou tout au moins de religions privilégiées par l’Etat. Ce pluralisme avait été inauguré par le Concordat napoléonien en 1802 puisqu’il établissait le régime des cultes reconnus limité à l’époque au catholicisme, au protestantisme et en 1808 au judaïsme. Avec le Concordat, l’Eglise catholique cessait d’être la religion de la France. Un pluralisme des grandes confessions était établi ; la loi de 1905 permit d’aller plus loin dans le pluralisme. Toutefois, si les groupes religieux minoritaires peuvent, en principe, pratiquer et se développer librement, ils n’obtiennent pas nécessairement la reconnaissance plénière comme association culturelle qui permet comme les Eglises établies de recevoir des dons et des héritages, de visiter les prisonniers et les militaires, d’être exonérés de certaines taxes.

Révolution culturelle dans la lutte antisectes

Enfin une analyse pertinente la lutte contre les religions émergentes en France par Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux et professeur des universités à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, parue dans Le Monde le 3 mars 2008

Révolution culturelle dans la lutte antisectes

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Pour la première fois depuis presque trente ans, la culture du terrain, celle du ministère de l’intérieur, soucieux de la sécurité des personnes, et celle des sociologues, soucieux de la connaissance du fait religieux, est en train de l’emporter sur celle de la dénonciation tous azimuts.

Mais ce n’est pas sans mal, sans un combat au corps-à-corps qui se joue aujourd’hui au sommet de l’Etat. Parce qu’il faut bien comprendre que nous ne sommes absolument pas, sur la question des sectes, contrairement à ce que masque le tumulte ambiant, dans un débat politique, mais dans le face-à-face de deux communautés de hauts fonctionnaires, deux cultures administratives en somme, celle du ministère de l’intérieur (le Bureau central des cultes, BCC), et celle de Matignon (la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, Miviludes).

Revenons au début des années 1980, au moment du premier rapport parlementaire sur les sectes lorsque se constitue le consensus administratif antisecte : Matignon et le ministère de l’intérieur parlent de la même voix. C’est l’époque du désenchantement de la gauche mitterrandienne, après la victoire de 1981, qui doit mettre en place une politique de rigueur face à la crise économique. On cherche les responsables de cette frustrante situation. Les sectes étranges sont de parfaits boucs émissaires, mais pas seulement elles. Les premières dénonciations des sauvageons des cités datent des mêmes années. La machine administrative va s’emballer dès le début.

Deux associations vont s’illustrer dans cette croisade : le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), plutôt gauche jacobine laïciste, gardien du sanctuaire de la vérité rationnelle contre les superstitions, et l’Union nationale des associations de défense de la famille et de l’individu (Unadfi), plutôt droite libérale, voire chrétienne, défendant la cellule familiale et l’individu contre les influences néfastes. Ces deux associations deviendront les seuls informateurs patentés de l’Etat, recevant des millions d’euros de subventions.

L’ensemble des universitaires, des chercheurs au CNRS, sélectionnés et appointés par la République pour étudier scientifiquement ces mouvements seront d’abord légèrement blâmés en raison de leur réticence à pointer le danger sectaire, puis ils seront carrément exclus de toute discussion, et enfin accusés de trahir la République. Tous les chercheurs, sans exception, je dis bien tous, quelles que soient leur appartenance partisane ou leurs opinions politiques, tous les spécialistes du religieux sont d’accord depuis trente ans pour dire que les listings établis par les commissions parlementaires ainsi que les prétendues enquêtes des missions interministérielles sont fantaisistes.

Dans les années 1990, Matignon, avec la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), va devenir le Vatican de la croisade, mobilisant tous les ministères (éducation nationale, travail, santé, etc.) contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à une secte. Mais ce beau consensus va s’effriter, pour deux raisons.

D’abord, parce que les hommes de terrain des ministères, à la justice, à l’éducation nationale, les inspecteurs académiques, et bien sûr et surtout les fonctionnaires des renseignements généraux (les RG), pourtant convaincus au départ d’un danger sectaire, se rendent compte que le problème est surévalué. Ensuite, parce que les grandes religions, en particulier les catholiques et les protestants, qui jusque-là avaient laissé faire une si opportune disqualification de groupes concurrentiels, s’inquiètent de cette ambiance de croisade. Le dernier rapport de la MILS ne s’en prendra plus, effectivement, seulement aux sectes, mais à la superstition, à l’intégrisme, et finalement au religieux en général.

Dans la foulée, nous sommes en 2001, la loi About-Picard contre les sectes est sur le point d’être votée : on n’était jamais allé si loin. Mais, coup de théâtre, lorsque Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, consulte sur cette loi le Comité consultatif des droits de l’homme, dans lequel siègent des représentants des grandes religions, l’avis est mitigé. La loi sera alors, en dépit d’une résistance acharnée des troupes antisectes, dépouillée de son contenu. L’équilibre des forces a changé.

Immédiatement après ces événements, la MILS est d’ailleurs remplacée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Message clair : se contenter d’être vigilant, et non plus partir en croisade ; ne pas frapper les sectes en soi, mais seulement celles qui “dérivent”.

Depuis 2001 l’opposition des deux cultures administratives s’est envenimée. D’un côté le ministère de l’intérieur, le BCC avec les RG, globalement d’accord avec les chercheurs sur l’innocuité de l’écrasante majorité des nouveaux mouvements religieux, et de l’autre une Miviludes restée offensive et sourde à la critique, retranchée à Matignon. Cet antagonisme éclatera soudain au grand jour lors de l’audition des hauts fonctionnaires des différents ministères par la commission chargée du dernier rapport de décembre 2006 sur les sectes.

La plupart des fonctionnaires ministériels déclareront qu’il n’y a pas de problème, en premier lieu le chef du bureau central des cultes, qui spécifiera à propos des Témoins de Jéhovah, alors dans le collimateur, qu’aucun problème de pronostic vital d’enfant lié au refus de transfusion ne s’est posé jusqu’à présent, contrairement aux allégations qui évoquent… 45 000 enfants en danger.

Le directeur des RG osera ajouter qu’après enquêtes auprès des préfectures, de l’éducation nationale, de la DASS (direction des affaires sanitaires et sociales), des centres aérés, des organismes qui s’occupent de la jeunesse, on ne trouve que “quelques dizaines de signalements”. Le chef du BCC sera alors pris à partie, sommé violemment de se rétracter.

Les paroles de Michèle Alliot-Marie sur la Miviludes ou de Valérie Pécresse sur les sectes n’ont donc rien à voir avec “la laïcité en danger”, mais reflètent une évolution administrative de toute façon nécessaire juridiquement face à la Cour européenne des droits de l’homme, qui épingle la France depuis plusieurs années pour discrimination religieuse.

La culture administrative de la Miviludes, fondée sur la méconnaissance volontaire du terrain, ne permet d’ailleurs pas de combattre les sectes réellement dangereuses, mais les protège au contraire par la confusion qu’elle fait régner. Résultat : inefficacité plus discrimination ! La solution est dans un organisme sérieux, composé de représentants de la société civile et de chercheurs, comme Inform chez nos voisins anglais, qui n’est pas là pour condamner les sectes a priori mais pour informer sans fantasme l’Etat et le public.

PROBLEME OU NON-PROBLEME ?

danielegounord.jpgLES CHIFFRES OFFICIELS SUR LES « SECTES » PARLENT D’EUX-MEMES

Face aux déclarations idéologiques enflammées et aux affabulations de tous bords, l’Eglise de Scientologie souhaite que le débat soit mené de façon rationnelle et rétablit les faits.

Un rappel des chiffres officiels communiqués par des représentants des principaux Ministères et des services de police lors de leur audition devant une commission parlementaire en octobre 2006 permettra à chacun de se faire une opinion.

  • Direction centrale des RG : « … nous n’avons jamais affaire à 60 000 signalements, ni même à 30 000, mais tout au plus à quelques dizaines … »
  • Direction générale de la Police nationale : « J’ai le sentiment que le phénomène […] n’est pas une forme de délinquance d’une ampleur de nature à devoir générer trop d’inquiétude. »
  • Direction générale de la gendarmerie nationale : « Depuis 2004, trente-sept procédures seulement ont été diligentées par les unités de gendarmerie. »
  • Ministère des Affaires Etrangères : « Dans ce vaste ensemble, je n’ai trouvé trace que de 2 cas présentant un lien avec le comportement sectaire. »
  • Ministère de la Justice : « Nous nous sommes aperçus que [la problématique sectaire] était très marginale par rapport à l’ensemble des autres problèmes que notre direction est amenée à gérer. »
  • Selon le Ministère de l’Education Nationale, sur 19 000 enfants ayant fait l’objet de signalements, ceux qui étaient en danger à cause de mouvements sectaires « il y en avait 8. »
  • Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative : « Statistiquement, depuis les trois dernières années, nous n’avons pas eu de cas où nous ayons pu démontrer une mise en danger délibérée des mineurs. »
  • Le Ministère de l’Intérieur évoque « un petit nombre d’incidents, souvent réglés par la discussion : jamais d’incident qui mette en cause des enfants. »

L’Eglise rappelle qu’en vertu de la loi de 1905, il ne revient pas à l’Etat de définir si un mouvement spirituel est une « secte » ou une religion. L’Etat protège toutes les croyances. S’il n’est le prosélyte d’aucun culte, il ne doit pas non plus être le porte-parole de ceux qui militent contre les nouvelles religions.

Des centaines de juridictions dans le monde ont reconnu la Scientologie comme une religion authentique, y compris dans de nombreux pays européens.
Les documents de plus de 101 reconnaissances officielles sont disponibles sur le site : http://www.reconnaissancescientologie.org.

L’année 2007 a été jalonnée par plusieurs reconnaissances religieuses marquantes en Europe :

Le 24 septembre 2007, la Cour Européenne des Droits de l’homme a confirmé la décision prise à l’unanimité en avril 2007, affirmant que l’Eglise de Scientologie peut bénéficier des droits et protections de la liberté religieuse accordés aux organisations religieuses en vertu de l’article 9 de la Convention européenne des Droits de l’homme.

Depuis le 13 décembre 2007, l’Eglise de Scientologie d’Espagne est inscrite au Registre espagnol des Entités religieuses.

Au Portugal, l’Eglise de Scientologie, déjà reconnue depuis 1988, a été enregistrée en tant qu’association religieuse à but non lucratif le 18 septembre 2007, faisant suite à la Suède, Hongrie, Slovénie, entre autres …

La Scientologie a en commun avec beaucoup de religions traditionnelles la croyance que l’homme a été placé ici pour faire son propre salut, et que c’est seulement en faisant cela qu’il peut pleinement comprendre sa relation avec Dieu, le Créateur. La Scientologie, de plus, croit que l’homme est fondamentalement bon et que son salut dépend de lui-même, de sa relation avec son prochain et de la réalisation de sa fraternité avec l’Univers.

La religion de Scientologie a été fondée par Ron Hubbard. La première église a été établie aux Etats-Unis en 1954. Depuis lors, la Scientologie s’est développée et compte plus de 7500 églises, missions et groupes et plus de dix millions de membres dans 164 pays.

Contact : Danièle Gounord,
Porte-parole

Le financement par l’Etat de lieux « anti-culte »

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L’Eglise de Scientologie s’insurge contre une nouvelle violation de la loi de 1905 :

le financement par l’Etat de lieux « anti-culte »

 

Comme elle l’a déjà annoncé, l’Eglise de Scientologie ne se sent pas concernée par le débat sur les changements de la loi de 1905 dite de séparation des Eglises et de l’Etat. Par contre, elle s’insurge contre les violations de cette loi par ceux qui crient le plus fort contre l’émergence de nouvelles religions.

La neutralité de l’Etat vis-à-vis des religions s’exprime à travers l’article 2 de cette loi qui dispose que « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

Si l’Etat ne subventionne aucun culte, il ne doit pas non plus financer des associations privées qui luttent ouvertement contre certains cultes et certaines croyances.

Ainsi, en 2000, fait rarissime pour des associations, l’UNADFI a acheté ses locaux grâce à une subvention exceptionnelle de cinq millions de francs accordée par le Premier Ministre de l’époque.

L’UNADFI édite le journal Bulles qui ne prend pas de gants pour tourner en dérision certaines croyances : « modèles éthiques et intellectuels douteux proposés par ces mouvements », « indigence d’un message merveilleux et peu élaboré dissimulé derrière une phraséologie pompeuse faite de concepts à la mode. Absence de rigueur et flou de la pensée, simplisme des conclusions. » « C’est de la science-fiction. Le songe d’un fou. Ces gens se croient sur une autre planète ».

Quant au CCMM, une autre association qui dénonce sans relâche les nouvelles religions, l’entorse à la neutralité de l’Etat est encore plus flagrante. En 2001, le CCMM a acheté un bien immobilier pour y installer son nouveau siège social grâce à une subvention publique exceptionnelle des services du Premier Ministre de quatre millions de francs. En 2003 on apprenait par son bulletin que cette association avait dû vendre ce bien pour éponger ses dettes.

Le CCMM a été créé en 1981 par feu l’écrivain Roger Ikor. Il ne faisait pas dans la dentelle, lui qui écrivait : « Si nous nous écoutions, nous mettrions un terme à toutes ces billevesées, celles des sectes, mais aussi celles des grandes religions. » En 2000, le président de cette association, l’ancien député Alain Vivien, s’était rendu à Pékin pour assister à un colloque sur les « cultes destructifs » organisé par le gouvernement chinois. Ce colloque dénonçait essentiellement le mouvement spirituel Falun Gong, qui avait le tort, aux yeux de Pékin, d’être dirigé par un chinois réfugié aux Etats-Unis. Le CCMM avait ensuite repris dans son bulletin de liaison toute la rhétorique officielle chinoise.

 

La loi de 1905 a été conçue pour établir l’autonomie du politique par rapport au religieux, certainement pas pour …financer les guerres de religion !

L’Eglise de Scientologie demande qu’on applique à son endroit les lois, rien que les lois, et pas des dispositions qui s’apparentent à des mesures liberticides.

La Scientologie a en commun avec beaucoup de religions traditionnelles la croyance que l’homme a été placé ici pour faire son propre salut, et que c’est seulement en faisant cela qu’il peut pleinement comprendre sa relation avec Dieu, le Créateur. La Scientologie, de plus, croit que l’homme est fondamentalement bon et que son salut dépend de lui-même, de sa relation avec son prochain et de la réalisation de sa fraternité avec l’Univers.

La religion de Scientologie a été fondée par Ron Hubbard. La première église a été établie aux Etats-Unis en 1954. Depuis lors, la Scientologie s’est développée et compte plus de 7500 églises, missions et groupes et plus de dix millions de membres dans 164 pays.